Ce n'est pas un recrutement de plus : c'est un choix de gouvernance. Les six questions qui séparent un bon dossier d'un bon DAF pour votre entreprise — et celles qui ne servent à rien.
Le DAF est souvent le premier bras droit du dirigeant. Il voit tout, arbitre beaucoup, et son départ laisse un trou que personne ne comble en interne. Se tromper coûte bien plus qu’une année de salaire.
Voici les six questions que nous posons systématiquement, et pourquoi.
C’est le premier critère d’échec. Un DAF de groupe habitué à trois contrôleurs de gestion, un consolideur et un service comptable étoffé se retrouve seul avec un logiciel et une assistante dans une PME de 60 personnes. Il sait arbitrer, il ne sait plus produire.
L’inverse existe aussi : un excellent RAF de PME peut se noyer dans la structure d’une ETI, où 70 % du métier consiste à faire circuler l’information entre des équipes.
« DAF » recouvre des réalités très différentes :
Un candidat qui n’a jamais porté les RH sur un poste où elles représentent 40 % de la charge va souffrir, quelle que soit sa qualité technique.
C’est la question la plus révélatrice. Levée de fonds, plan de redressement, cession, croissance à 40 % par an, perte du premier client : un DAF qui n’a connu que des années calmes n’a pas été testé.
Ce qui nous intéresse n’est pas l’événement, mais le récit. Un bon candidat raconte ce qu’il a fait, ce qui a marché, et ce qu’il referait autrement. Un candidat moyen raconte ce que l’entreprise a vécu.
La relation DAF–dirigeant décide de la réussite plus que la technique. Certains dirigeants veulent un exécutant rigoureux, d’autres un contradicteur. Un DAF qui a passé dix ans à dire oui ne deviendra pas un poil à gratter, et réciproquement.
Nous demandons toujours : « racontez-moi une fois où vous avez dit non à votre dirigeant ». La réponse en dit plus que le CV.
En PME, c’est décisif. Le DAF devra parfois relancer un client, reprendre un rapprochement bancaire, ou refaire un tableau de bord lui-même. Un candidat qui n’a plus ouvert un fichier comptable depuis huit ans sera en difficulté.
Un DAF en poste depuis six ans qui cherche à bouger a une raison. Elle peut être excellente — plafond atteint, projet terminé, changement d’actionnaire. Elle peut aussi être un conflit non réglé qui se reproduira.
Nous vérifions systématiquement auprès d’anciens n+1, avec l’accord du candidat.
| Contexte | Fixe | Variable usuel |
|---|---|---|
| RAF, PME jusqu’à 50 salariés | 52 – 72 k€ | 5 à 10 % |
| DAF, PME de 50 à 150 | 70 – 95 k€ | 10 à 15 % |
| DAF, ETI de 150 à 500 | 90 – 130 k€ | 15 à 20 % |
| DAF / CFO, plus de 500 | 120 – 180 k€ | 20 à 30 % |
| DAF de transition | 550 – 950 € par jour | |
Douze à seize semaines entre le lancement et la prise de poste, préavis compris. Vouloir aller plus vite sur ce poste est le plus sûr moyen de recruter le candidat disponible plutôt que le bon.
Sur un DAF, le risque n’est pas de chercher trop longtemps. C’est de s’arrêter au premier profil rassurant.
Décrivez-nous le poste. Nous vous dirons sous 24 h ouvrées si le profil existe au budget prévu — et ce qu'il faudrait ajuster sinon.